Le spectacle

Le Spectacle
"Ce qu'on me vend!" :

L’anxiété liée au corps parfait est un excellent stimulant pour la consommation : soit pour maigrir, soit pour oublier l’inaccessible qu’on nous fait désirer. Acheter est la manière la plus simple de remplir le vide qui parfois nous saisit. Les enfants reconnaissent les marques à partir de 18 mois. Les responsables marketing ont inventé un coefficient spécial lié au packaging des produits pour enfants : le taux de harcèlement (des parents). Le sigle Reebok apparaît 28 fois dans le film Fourmiz. Une femme s’est fait tatouer le nom d’un casino de Las Vegas sur son front pour 10000 dollars en 2006. Bien que le volume sonore de la pub soit limité en décibel, il parait toujours plus fort car il est compressé, ce qui le rend plus fort à nos oreilles sans apparaître dans les mesures. La publicité par affichage est la seule qu’on ne peut pas zapper… Les panneaux 4 par 3 sont implantés en fonction des embouteillages et de la longueur des feux rouges. Depuis 2 ans toutes les enseignes de bar sont refaites en rouge Kronenbourg, vert Heineken et bleu 1664. La Heineken est vendue 40% plus chère que la Kronenbourg et il n’y a qu’en France que ça marche… Dans le reste du monde, elle est vendue au prix plancher, c’est une bière de base.

« Ce qu’on me vend ! » est une promenade au milieu de ce qu’on voit tous les jours mais qu’on ne regarde pas... Une démonstration ironique des méthodes et effets du marketing de la grande consommation, qui s’appuie avant tout sur ce qui nous est familier : les publicités et les produits courants.

Ce spectacle permet de se trouver nez à nez avec ce qu’on avait oublié, ce dont on se doutait, ce qu’on ne savait pas, ce qu’on préfère ne pas voir…

Le spectacle, conçu comme une invitation à s’interroger sur la manière de remplir son caddie, permet de comprendre les mécanismes simples du marketing et d’en rire avec un peu de distance.
Loin de la culpabilisation militante, ce one-man show éducatif invite à prolonger l’expérience après le spectacle. Celui-ci prend toute sa dimension lorsqu'il est associé, en amont : au porteur de paroles "que consommez-vous trop" et en aval : aux visites et élections de supermarché, aux tests aveugles, à la fabrication de cosmétique bio...


Après le spectacle… Élections de supermarché

Il s’agit de réunir les spectateurs de « Ce qu’on me vend ! » et de leur proposer de visiter leur supermarché en binôme, armés d’un panier à la recherche de trois types de produits : le produit le plus inutile, le packaging le plus polluant, la plus grosse arnaque du magasin.

Au bout de vingt minutes, l’ensemble du groupe se réunit au rayon fruits et légumes afin de procéder à l’élection de chaque catégorie de lauréats.

En pratique :

Ce qu'on me vend à Aucard de Tours

Le porteur de parole : "Que consommez-vous trop ?"


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