Le Porteur de paroles :
Matières Prises met en oeuvre des interventions permettant à des passants et des habitants absents des lieux traditionnels d'échanges, (institutions, associations...), de se rencontrer dans la rue et de s'y exprimer publiquement.
Il s’agit d’un recueil et d’une exposition de paroles d’habitants, de passants, d’usagers. Une question est inscrite sur un grand format, puis accrochée à un endroit visible. Cette question les invite à réagir autour d’un thème donné. On note les avis sur des panneaux dans le lieu ou l’espace public choisi.
Description précise du dispositif dans le document en pièce jointe et en photos ci-dessous :Il s’agit d’un recueil et d’une exposition de paroles d’habitants, de passants, d’usagers. Une question est inscrite sur un grand format, puis accrochée à un endroit visible. Cette question les invite à réagir autour d’un thème donné. On note les avis sur des panneaux dans le lieu ou l’espace public choisi.
http://picasaweb.google.fr/jeromeguillet37/PrSentationDTaillEDUnPorteurDeParoles
Cette forme a pour avantage de lier entretien intime (au sens d’être deux ou guère plus) et expression publique ; il constitue pour partie une démarche maïeutique en permettant à des gens, par le jeu de l’entretien, de découvrir ce qu’ils ne s’imaginaient pas toujours capables de dire ou d’argumenter. L’affichage de points de vue en nombre créé de la fréquentation, ce qui produit d’autres entretiens, dans un principe cumulatif.
Le schéma est décrit par les images ci-après :
Poser une question

Des passants ou des habitants s'arrêtent intrigués.
Récolter les témoignages

Des animateurs les interrogent.
Écrire les points de vue

Les réponses sont immédiatement écrites par des scribes.
Afficher les points de vue

Les panneaux sont affichés afin de susciter l'intérêt des passants et de provoquer le débat.
Poursuivre les échanges

Les échanges continuent et permettent d'échanger les points de vue.
Formation
"Initiation aux interactions
dans l'espace public" :
Formation
"Initiation aux interactions
dans l'espace public" :
Cette formation permet de comprendre comment impliquer des inconnus dans un débat public.
Elle permet également d'initier à une pratique d'enquête dans l'espace public et de s'approprier un outil pour sortir de l'entre-soi professionnel ou militant.
Elle permet également d'initier à une pratique d'enquête dans l'espace public et de s'approprier un outil pour sortir de l'entre-soi professionnel ou militant.
La formation dure 2 jours et peut avoir lieu sur site ou dans nos locaux.
Pour plus d'information vous pouvez télécharger la plaquette en allant dans l'onglet "documents à télécharger".
N° d'agrément à la formation professionnelle :
24 37 02413 37
Pour plus d'information vous pouvez télécharger la plaquette en allant dans l'onglet "documents à télécharger".
N° d'agrément à la formation professionnelle :
24 37 02413 37
Le Spectacle
"Ce qu'on me vend!" :
Le combat contre la langue de bois :
"Ce qu'on me vend!" :
L’anxiété liée au corps parfait est un excellent stimulant pour la consommation : soit pour maigrir, soit pour oublier l’inaccessible qu’on nous fait désirer. Acheter est la manière la plus simple de remplir le vide qui parfois nous saisit. Les enfants reconnaissent les marques à partir de 18 mois. Les responsables marketing ont inventé un coefficient spécial lié au packaging des produits pour enfants : le taux de harcèlement (des parents). Le sigle Reebok apparaît 28 fois dans le film Fourmiz. Une femme s’est fait tatouer le nom d’un casino de Las Vegas sur son front pour 10000 dollars en 2006. Bien que le volume sonore de la pub soit limité en décibel, il parait toujours plus fort car il est compressé, ce qui le rend plus fort à nos oreilles sans apparaître dans les mesures. La publicité par affichage est la seule qu’on ne peut pas zapper… Les panneaux 4 par 3 sont implantés en fonction des embouteillages et de la longueur des feux rouges. Depuis 2 ans toutes les enseignes de bar sont refaites en rouge Kronenbourg, vert Heineken et bleu 1664. La Heineken est vendue 40% plus chère que la Kronenbourg et il n’y a qu’en France que ça marche… Dans le reste du monde, elle est vendue au prix plancher, c’est une bière de base.
« Ce qu’on me vend ! » est une promenade au milieu de ce qu’on voit tous les jours mais qu’on ne regarde pas... Une démonstration ironique des méthodes et effets du marketing de la grande consommation, qui s’appuie avant tout sur ce qui nous est familier : les publicités et les produits courants.
Ce spectacle permet de se trouver nez à nez avec ce qu’on avait oublié, ce dont on se doutait, ce qu’on ne savait pas, ce qu’on préfère ne pas voir…
« Ce qu’on me vend ! » est une promenade au milieu de ce qu’on voit tous les jours mais qu’on ne regarde pas... Une démonstration ironique des méthodes et effets du marketing de la grande consommation, qui s’appuie avant tout sur ce qui nous est familier : les publicités et les produits courants.
Ce spectacle permet de se trouver nez à nez avec ce qu’on avait oublié, ce dont on se doutait, ce qu’on ne savait pas, ce qu’on préfère ne pas voir…
Le spectacle, conçu comme une invitation à s’interroger sur la manière de remplir son caddie, permet de comprendre les mécanismes simples du marketing et d’en rire avec un peu de distance.
Loin de la culpabilisation militante, ce one-man show éducatif invite à prolonger l’expérience après le spectacle. Celui-ci prend toute sa dimension lorsqu'il est associé, en amont : au porteur de paroles "que consommez-vous trop" et en aval : aux visites et élections de supermarché, aux tests aveugles, à la fabrication de cosmétique bio...
Loin de la culpabilisation militante, ce one-man show éducatif invite à prolonger l’expérience après le spectacle. Celui-ci prend toute sa dimension lorsqu'il est associé, en amont : au porteur de paroles "que consommez-vous trop" et en aval : aux visites et élections de supermarché, aux tests aveugles, à la fabrication de cosmétique bio...
Après le spectacle… Élections de supermarché
http://www.dailymotion.com/video/x22bd4_la-matiere-attaque_fun
DES TECHNIQUES D'ANIMATIONS :Il s’agit de réunir les spectateurs de « Ce qu’on me vend ! » et de leur proposer de visiter leur supermarché en binôme, armés d’un panier à la recherche de trois types de produits : le produit le plus inutile, le packaging le plus polluant, la plus grosse arnaque du magasin.
Au bout de vingt minutes, l’ensemble du groupe se réunit au rayon fruits et légumes afin de procéder à l’élection de chaque catégorie de lauréats.
Au bout de vingt minutes, l’ensemble du groupe se réunit au rayon fruits et légumes afin de procéder à l’élection de chaque catégorie de lauréats.
http://www.dailymotion.com/video/x22bd4_la-matiere-attaque_fun
Le combat contre la langue de bois :
"Arrêter de se plaindre et passer à l'action. Essayer quelque chose, bouger, être vivant. Véritable combat contre l'inertie et l'indifférence, contre la paresse et les petites lâchetés. Six minutes pour dire ce qui vous tient à coeur. Nous écouterons. Langage clair et direct de mise. Pas de droit de réplique. Pas de deuxième chance."
A partir d'un concept original de l'animateur de radio québécois Jacques Bertrand qui intervient en salle avec des artistes et des personnalités (le tout est retransmis à la radio) nous avons choisi, en utilisant les mêmes principes, de travailler dans la rue, avec des passants.
Pas de monologues ou de dialogues interminables, pas de confiscation de la parole : les "grandes gueules" qui habituellement viennent casser le débat sont censurées. On n'intervient qu'une fois et ceux qui veulent se faire entendre n'ont que six minutes de "pertinence" ou de "sensibilité" à leur disposition.
Le terme "combat" n'est pas vraiment approprié puisque, pendant deux heures environ, nous sommes dans une situation d'écoute où des gens viennent "lâcher" ce qu'ils ont sur le coeur. C'est suffisamment touchant, intéressant, varié, avec des rotations rapides, pour que le public devienne réceptif et adopte une attitude d'écoute.
Après dissolution du cercle, on offre à boire aux gens. Le public se divise spontanément en petits groupes dans lesquels chacun va voir celui, celle ou ceux qu'il a entendu prendre la parole et avec qui il a envie de discuter, de réagir.
A partir d'un concept original de l'animateur de radio québécois Jacques Bertrand qui intervient en salle avec des artistes et des personnalités (le tout est retransmis à la radio) nous avons choisi, en utilisant les mêmes principes, de travailler dans la rue, avec des passants.
Pas de monologues ou de dialogues interminables, pas de confiscation de la parole : les "grandes gueules" qui habituellement viennent casser le débat sont censurées. On n'intervient qu'une fois et ceux qui veulent se faire entendre n'ont que six minutes de "pertinence" ou de "sensibilité" à leur disposition.
Le terme "combat" n'est pas vraiment approprié puisque, pendant deux heures environ, nous sommes dans une situation d'écoute où des gens viennent "lâcher" ce qu'ils ont sur le coeur. C'est suffisamment touchant, intéressant, varié, avec des rotations rapides, pour que le public devienne réceptif et adopte une attitude d'écoute.
Après dissolution du cercle, on offre à boire aux gens. Le public se divise spontanément en petits groupes dans lesquels chacun va voir celui, celle ou ceux qu'il a entendu prendre la parole et avec qui il a envie de discuter, de réagir.
Le débat de position :
Il s'agit d'une technique de débat qui vise à permettre l'échange, à partir d'une affirmation polémique, on invite les participants à se positionner POUR ou CONTRE.
Cette méthode offre l'avantage d'ouvrir la discussion à un nombre important de participants : 12 minimum, idéalement 20, maximum 30. Bien entendu, l'objectif est d'arriver à répartir la parole entre ces participants.
LES REGLES :
Les participants sont debout au milieu de l'aire de débat. Le meneur (animateur 1) propose une affirmation. Les participants, après quelques instants de réflexion, se positionnent sur une rangée de chaises : à gauche s'ils sont POUR, à droite s'ils sont CONTRE, restent au milieu s'ils sont indécis.
A partir de là, les échanges d'arguments se déploient et chacun vise à amener les indécis à rejoindre son camp, voire à faire changer d'avis les gens qui sont dans le camp opposé.
On peut changer de camp autant de fois qu'on veut : cela signifie qu'on vient d'entendre un argument pertinent. Lorsqu'on change de place, il faut expliquer pourquoi (cela donne l'occasion à des gens qui parlent peu de s'exprimer).
Cette méthode offre l'avantage d'ouvrir la discussion à un nombre important de participants : 12 minimum, idéalement 20, maximum 30. Bien entendu, l'objectif est d'arriver à répartir la parole entre ces participants.
LES REGLES :
Les participants sont debout au milieu de l'aire de débat. Le meneur (animateur 1) propose une affirmation. Les participants, après quelques instants de réflexion, se positionnent sur une rangée de chaises : à gauche s'ils sont POUR, à droite s'ils sont CONTRE, restent au milieu s'ils sont indécis.
A partir de là, les échanges d'arguments se déploient et chacun vise à amener les indécis à rejoindre son camp, voire à faire changer d'avis les gens qui sont dans le camp opposé.
On peut changer de camp autant de fois qu'on veut : cela signifie qu'on vient d'entendre un argument pertinent. Lorsqu'on change de place, il faut expliquer pourquoi (cela donne l'occasion à des gens qui parlent peu de s'exprimer).
Le débat butiné
Cette forme permet, avant une prise de décision par exemple, d'avoir un aperçu de tous les arguments développés par l'ensemble du groupe.
Des groupes de 6 personnes dont un rapporteur débattent pendant 6, 12 ou 15 minutes. Au bout de la séquence, tous les rapporteurs changent de groupe dans le sens des aiguilles d'une montre. Chaque personne arrivant d'un autre groupe va synthétiser ce qui vient de se dire dans son précédent groupe pour faire rebondir la discussion. Tous les groupes désignent un nouveau rapporteur et débattent pendant 6 minutes. Puis les nouveaux rapporteurs changent de groupe et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les personnes de tous les groupes aient changé de table une fois.
Autre version : entre chaque phase de débat, chaque rapporteur exprime la synthèse de son groupe, un animateur synthétise le tout sous la forme d'une nouvelle problématique qui est débattue dans les nouveaux petits groupes après changement des rapporteurs. Et ainsi de suite.
Des groupes de 6 personnes dont un rapporteur débattent pendant 6, 12 ou 15 minutes. Au bout de la séquence, tous les rapporteurs changent de groupe dans le sens des aiguilles d'une montre. Chaque personne arrivant d'un autre groupe va synthétiser ce qui vient de se dire dans son précédent groupe pour faire rebondir la discussion. Tous les groupes désignent un nouveau rapporteur et débattent pendant 6 minutes. Puis les nouveaux rapporteurs changent de groupe et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les personnes de tous les groupes aient changé de table une fois.
Autre version : entre chaque phase de débat, chaque rapporteur exprime la synthèse de son groupe, un animateur synthétise le tout sous la forme d'une nouvelle problématique qui est débattue dans les nouveaux petits groupes après changement des rapporteurs. Et ainsi de suite.
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