lundi 28 janvier 2008

Combien ça coute ?

Ce week-end, le vendredi 25 et le samedi 26 janvier, nous étions tous sur le pont, salariés, bénévoles, vacataires, élus, partenaires et passants.

L’évènement de clôture de "Ma Parole" projet initié par la ville de Paris, rassemblait une bonne partie des points de vue collectés en 2007 et visait un envahissement de la place carrée aux Halles, l’irruption d’une zone temporaire d’expression au milieu de la furie des soldes.

A chaud, on a pu noter :

  • La violence d’un besoin d’expression qui voit des gens faire la queue pour écrire un point de vue ou laisser une signature ; le nombre de personnes qui demandent le prix à payer pour avoir leur panneau…
  • Les échanges avec la communauté des sourds qui se réunissent aux Halles
  • Des passants qui écrivent en chinois, en arabe ou en polonais

Une première sélection de photos :

Selecta Porteurs de Paroles Les Halles 26 janvier

Merci à tous ceux qui furent dans la Place !

Aruna, Emmanuelle et Claire du CIEJ, Dalila, Victor, Claude de TVAS 17, Marc du FJT Didot, Armelle, les salariés du centre d’animation des Halles, Isabelle du centre social Maryse Bastié, ainsi que tous ceux qui voulaient venir et qui n'ont pu se libérer,

Mia, Mathilde, Charles, administrateurs hors-salle, not' bon président Nicolas, qui ne pouvait nous accompagner que par l'esprit,

Pierrot, Charles le grand, les deux Lise, Stivie, Marie-Line, Guys, Marion, François, animateurs éclairés de l’association, une pensée pour Alexandra et Julien, indisponibles à ces dates,

Fabrice, Nathalie, Maud, chevilles ouvrières du quotidien,

Fanny, notre première stagiaire.


lundi 21 janvier 2008

Travail dans des quartiers - 5/5

Achères : Les enfants animateurs spontanés

Les enfants occupent une place particulière dans un Porteur de paroles car ils n’ont pas le même type d’engagement et d’implication que les adultes. Leur curiosité est moins gênée par la méfiance envers des inconnus et ils ont généralement une plus grande facilité à entrer en contact : l’initiative leur en revient la plupart du temps. Dès lors, il s’agit pour les animateurs d’accueillir leur envie de participer, qui va régulièrement et facilement jusqu’à occuper des places d’animateurs : enquêteurs, scribes ou accrocheurs. En septembre, à Achères où nous intervenions devant un supermarché, trois jeunes filles préadolescentes ont souhaité devenir enquêtrices. Après avoir enquêté dans le supermarché et dans leurs immeubles, elles sont restées plusieurs heures jusqu’au rangement. Entre temps, d’autres étaient venues nous voir pour nous demander comment faire pour « s’inscrire » à l’activité.

Ces situations de collaboration avec les enfants nous permettent de mesurer à quel point l’activité proposée offre des satisfactions qui répondent à des besoins peu satisfaits. En termes d’enjeux éducatifs, cela leur permet d’entretenir un rapport étroit avec la philosophie, l’argumentation, l’écoute et l’écrit, ceci dans une perspective ludique. Si nous n’avons pas encore eu le loisir de développer les suites que méritent ces observations, des questions se posent quant à une éventuelle structuration de ce phénomène qui fait des enfants des animateurs spontanés réguliers.


Diaporama Peut-on confier un local à des jeunes ?


Travail dans des quartiers - 4/5

Tours Nord : Avec des habitants et des commerçants

Dans ce quartier, nous travaillons avec des habitants, des commerçants et sommes en train de nous rapprocher des éducateurs de prévention.

Là où nous sommes installés, dans La Fabrique, local rassemblant une dizaine d’associations, nous sommes au sein d’un quartier. Nous souhaitons HABITER notre quartier. Habiter, c’est-à-dire devenir des voisins concernés par ce qui se vit, ce qui se projette et ce qui se fait dans ce quartier. La fête de la Fabrique, en juin dernier, nous a permis de nous présenter, d’inviter les plus proches, les plus curieux, parfois les plus seuls de nos voisins.

Matières Prises a poursuivi ce travail à travers quatre Porteurs de paroles réalisés dans un café (quand il ne faisait pas beau) et en déambulation dans le quartier mais aussi devant et à l’intérieur d’un supermarché, lieu de brassage par excellence.



Nappe de questions posées agrémentées d'un coulis de réponses:

  • Qu’est-ce que la solidarité ?
  • Que faites- vous de votre temps libre ?
  • Que pensez-vous de votre quartier ?


  • Qu’est-ce qui vous rend heureux ? - Diaporama


  • Avez-vous déjà vécu une grève ? - Diaporama



En 2008, ce quartier entrera dans notre dispositif de recherche-action, portant sur l'animation de temps ritualisés de paroles dans les espaces publics, projet soutenu par la Fondation Unitiative (sous l'égide de la Fondation de France).



Travail dans des quartiers - 3/5

Vendôme : Avec des habitants

Dans un quartier excentré de cette ville du Loir-et-Cher, nous sommes intervenus avec un petit groupe d’habitants (principalement retraités). Dans une démarche de diagnostic engagée par la municipalité, nous avions pour mission de « sonder l’ambiance du quartier » en essayant autant que possible d’éviter une question qui aurait induit trop de plaintes et de doléances (éléments déjà très présents lors des Conseils de quartiers).

La question posée : « Que faites vous de votre temps libre ? » avait donc pour enjeu de faire parler autant de ce qu’on aime (et éventuellement de ce qu’on sait faire) que de ce qu’on ne réussit pas à faire pendant son temps libre (trop de travail, ennui, isolement…). Cette question favorise par ailleurs les échanges sur l’usage des espaces communs à des fins de loisirs et sur les éventuels conflits de voisinage qu’ils peuvent entraîner.


Marité, habitante animatrice du dispositif

A la suite du travail de préparation du Porteur de paroles et de la réalisation de l’action, un petit groupe d’habitants s’est réuni pour proposer des animations dans le quartier. Sa présidente, une des habitantes qui a animé le dispositif avec nous, a le sentiment que cette action a servi de déclic à une envie latente pour laquelle elle manquait de confiance et d’alliés.

Notre travail dans le quartier lui a donné un prétexte pour rencontrer des voisins qu’elle ne faisait que croiser et pour y trouver des volontaires fondateurs de l’association.




Quelques points de vue attrapés au quartier de la Pierre Levée



















Travail dans des quartiers - 2/5

Joué-lès-Tours : Avec un groupe de professionnels du Centre social

Avec des animateurs du Centre social de La Rabière à Jouè-lès-Tours s’est engagée une réflexion sur les lieux dans lesquels il peut être intéressant de s’implanter, sur les différents publics que l’on peut rencontrer, selon les heures de la journée et les moments de la semaine, sur les publics plus distants ou plus exigeants (les jeunes adultes) et sur ceux qui sont le plus absents (certains groupes de femmes).

Nous travaillons avec Christiane qui, depuis plus de 15 ans, organise des groupes de paroles avec des femmes du quartier. Avec elle, nous essayons de discerner les différences qui existent lorsqu’on est identifié comme professionnel du Centre, comme habitant du quartier ou comme étranger au quartier.


Lorsque nous nous installons, l’absence d’animation dans la rue rend notre présence curieuse et crée spontanément des échanges.


Les adultes et les enfants se succèdent par vagues… Parfois des jeunes, mais plus distants, ou par petits groupes.


Dans ce quartier, depuis plus d’un an, nous avons partagé plusieurs questions avec les habitants : « Qu’est-ce qu’un bon prof ? » « Quels sont vos souhaits pour 2007 ? » « Qu’est-ce qui vous manque loin de chez vous ? » « Qu’est-ce qui vous rend heureux ? »

En 2008, ce quartier entrera dans notre dispositif de recherche-action. Soutenue par la ville de Joué-lès-Tours au titre du C.U.C.S (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) et par la Fondation Unitiative (sous l'égide de la Fondation de France), cette recherche sera menée par des animateurs du Centre social.