mardi 26 juin 2007

Un peu plus de détails

Au vu du nombre important de demandes,
il fallait nous résoudre à présenter un document
précis qui détaille ce qu'est un Porteur de paroles.
C'est fait à l'aide de ce petit diaporama.

Présentation détaillée d'un porteur de paroles

vendredi 15 juin 2007

Il ne faut pas regarder devant soi, il faut regarder loin.

Poïétique impérative


Mettre de l’inattendu là où il n’y a que des habitudes sans plus d’envies,

Mettre de la vie là où les gens s’ennuient,

Inventer des moments plus forts que la télé, les jeux et l’alcool,

Vivre des sensations fortes à partir de matériaux ordinaires :

Nos paroles, nos corps, nos idées, nos émotions- enfermées.


Ne pas oublier que l’impuissance et la tristesse sont les manières

Dont le capitalisme s’invite chaque jour dans nos vies.


Rendre honneur à nos capacités sous-estimées, sous-exploitées,

A inventer, à bricoler, à composer à l’ombre du monstre…

Malgré les douleurs qui s’imposent,

Mieux s’apprendre à faire avec ce qui est

En ne regrettant pas de ne pas avoir tenté.


Engager les gens, les passants, les habitants, ses amis

A oser d’avantage l’aventure du voisinage, du coin de la rue et du quartier,

Perturber les lois de l’indifférence organisée,

Transmettre l’envie de cette incroyable expérience que constitue

De donner et recevoir

Sans savoir ce qui s’échange vraiment

Ni qui viendra,

Sans s’obliger à un programme ou un résultat précis à atteindre ;

Chercher le gratuit et l’inestimable,

Etre confiant dans l’incertain

Au milieu d’un monde qui calcule,

Qui substitue à l'envie de réussir, la peur de perdre.


Dans une société à construire,

L’animateur s’occupe de toutes ces choses là.


Il lutte contre la logique du profit immédiat,

Qu’il soit économique ou politique

Et contre les peurs infondées,

Qu’elles soient télé-guidées ou auto-inoculées,

En créant des zones de bienveillance et de lâcher-prise,

Des zones à tendance non-rentables,

Des zones d’échanges impromptues.


A coté de nos impuissances,

A coté de l’Actualité,

Nous disposons d’un continent à jardiner

Que l’on nous empêche de voir.


Même s’il l’a oublié, chacun possède une cabane au fond de son jardin…


Rassemblons nos outils et cherchons la joie au ventre car

Nous sommes plus nombreux que ce que nous dit notre mauvaise musique,

Nous sommes patients,

Nous regardons loin.



Animation - 14 synonymes : activité, agitation, dessin, éclat, entrain, exaltation, flamme, gaieté, impulsion, mouvement, remue-ménage, turbulence, vie, vivacité.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AF%C3%A9tique



dimanche 10 juin 2007

Ce qu'on me vend !


Mercredi 23 mai – Festival Aucard de Tours, début de saison pour nos activités spectacle.

"Ce qu’on me vend !", c’est d’abord un spectacle pour comprendre comment on remplit son caddie, pourquoi et comment la publicité peut marcher même quand on ne la regarde jamais, une tentative pour toucher le public et lui donner envie de réfléchir à ce qu’on peut faire.

"Ce qu’on me vend !", c’est aussi des élections de supermarché dont on peut voir le mode d’emploi ici :

"Ce qu’on me vend!", c’est aussi des blind-tests, un abécédaire, un musée et c’est à voir le 24 juin en fin d’après-midi à la Fabrik (95 rue François Hardouin à Tours).

Quand le mouvement donne la direction.

Dimanche 13 mai, place St Sulpice avec des jeunes du centre social St Michel, du CIEJ (Centre d'Initiatives pour l'Emploi des Jeunes) et des conseils de la jeunesse du 6ème et 7ème arrondissement.

Par rapport à la porte d’Asnières la veille, changement de décors : Ambiance chemisier, chemise vichy et pull cachemire sur les épaules, beaucoup de touristes aussi. La question du jour : Etre jeune, c’est…

Le déroulement de la journée nous permet de mettre en avant la nécessité qu'il y a de s'adapter aux évènements.

Au début de la journée toutallaitbien, malgré les prévisions d'orage. Du coup, on a sorti les portants :


Les tables des scribes :


Le bar :

Une heure plus tard, tempête et repli général :

Une solution de redéploiement qui s’avère en fait plus simple et plus efficace en terme d’impact consista à s’installer sur les pallissades du chantier attenant à l’église :

A l'arrivée, tout le monde était d'accord pour dire que c'était la configuration la plus intelligente; nous n'y avions pourtant pas songé.

Quand les contraintes amènent des solutions…

De l’utilité et des limites de nos actions

Samedi 12 mai, avec des éducateurs de rue dans le 17ème arrondissement (Porte d’Asnières) , nous faisons un porteur de paroles avec la question « Que pensez-vous de votre quartier ? »

C’est une question simple mais difficille à gérer, si'l on veut éviter des listes de plaintes sur le caca des chiens et les jeunes qui ne respectent rien. Un enjeu devient donc vite clair : dépasser les doléances pour sonder les passants sur leurs propositions, idées et alternatives pour leur quartier.

Au détour d’un échange, une dame confie : « Avant, dans l’immeuble, il y avait bien Mme Dufar ; elle gérait tout dans l’immeuble, elle connaissait tout le monde, allait voir les parents, montait les courses aux anciens, faisait s’expliquer les voisins fachés. Maintenant qu’elle est malade, ce n’est plus comme avant… »

Il faudrait peut-être cloner les Mme Dufar ou réfléchir à la fonction du concierge, qui pourrait un jour devenir un animateur- médiateur ou, comme le suggérait un monsieur, avoir des vrais gardiens de la paix, des policiers qui feraient autre chose que sévir…

Porte d’asnières, ça discutait sec.

On attrape ainsi, sans avoir besoin de pousser les gens, des histoires, des remarques qui poussent notre réflexion sur les petites et grandes inventions à garder sous le coude pour peut-être un jour les défendre, les tester, les revendiquer.

Les porteurs de paroles sont prétexte à ré-flexion, une manière d’enquête en vue d’imaginer des suites possibles face aux soucis ordinaires.

Pourtant, malgré tout l'intérêt que nous trouvons à cette démarche, puisque nous intervenons ponctuellement, une question se pose et s’impose régulièrement, formulée ici par un habitant :