Ce que je garde à l’esprit dans ce vécu, ce n’est pas la question, ni même les réponses, ni même les passants, ce sont les jeunes eux-mêmes.
Le simple fait de voir -dans mon groupe- ces trois jeunes filles avec l'envie d’y aller, de sentir une joie simple et une manière directe, pas torturée d’aller au contact, c’est quelque chose que je retrouve plus difficilement chez les adultes.

Eux sont dans l’entre-deux monde et je ne saurai décrire bien d’où vient cette sensation ; c’est plus une sorte d’écho sensible avec une époque qu’ils m’ont rappelée. Le regard décidé de ces jeunes filles dans la première demi-heure de l’enquête, leurs inquiétudes comme leur satisfaction a fait écho – je crois bien que c’est dans leur regard, dans leur visage que se loge cette sensation – à une manière d’être au monde beaucoup plus directe, brute…Un temps où les émotions sont plus exacerbées.


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